Floating mind

Floating Bubbles Abstract 1 Photograph - Floating Bubbles Abstract 1 Fine Art Print - Steve Ohlsen
Floating Bubbles Abstract 1 Photograph – Floating Bubbles Abstract 1 Fine Art Print – Steve Ohlsen

Midnight, 21° outside, and a sleepy tired mind floats around the corners of this apartment.

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Respirer

J’ai souvent oublié de respirer…

D’abords, il y a ces moments de faiblesse ou l’être est totalement abandonné aux bruits des corps qui l’entourent, une atmosphère ou l’air frai semble disparaitre, notre petite logique, l’abri de nos sens avec…

Quand les choses semblent être impossibles, nos réflexions vont tellement vite que respirer devient un détail, on s’oublie, on se retient de vivre, on fane…

Puis, quand on est tellement droit dans ce qu’on fait, tellement occupé (Nous, misérables humains cherchons toujours l’occupation, pour échapper au lamentable train train quotidien…), tellement seul dans une bulle faite du succès et du devoir.

Je trouve beaucoup de mal à décrire mes pensées au moyen des mots, je ne sais pour quelle raison je me sens pourtant obligée de le faire. Peut être par respect pour ce dernier lien sacré qui me sauve encore en m’offrant les fourbes pensées de mes semblables en un tuyau de signes et de sens, que mon esprit mal à l’aise essayera de mettre en ligne pour déduire des images et des êtres.

Pour conclure, me voilà encore qui oublie de respirer, mes sens semblent être en disfonctionnement, je n’écoute que 5% de ce qu’on me dit, je ne comprends que 2% de ce que j’écoute, je ne réalise que 1% de ce  que je comprends… mon référent s’affaiblie, mon sourire se crispe, mais rêves s’éloigne un peu plus encore, et puis, je vieillis… en regardant le monde bouger, des fois même naitre sous l’éclats des plus grandes choses qui n’aient jamais exister, les étoiles.

Jaafar

The crimson King – Demons and Wizards

Il est 02h04, un samedi matin que je passe dans mon lit avec un portable sous les mains, deux oreillettes sous la nuque et les crimson aux oreilles qui raisonnent comme une vieille berceuse qui me ramène au bon vieux temps!!

Je pense à Jaafar, ce vieil ami que le temps a bien prit le soin d’éloigner, a cette magnifique histoire que le temps ne pourra jamais estomper quoiqu’il essaye, a ces journées entières qu’on passait sans se lasser l’un de l’autre, a cette guitare qui n’a oublier aucune mélodie, aucune peur, aucun voyage. A cette ville, qui n’a su cacher le moindre de ses coins, la moindre de ses poussières.

Je pense à cette liberté qu’on trouvait l’un dans les bras de l’autre, à ces sentiments qu’on avait du mal à distinguer, à ces mots qu’on avait des fois beaucoup de sournois à vouloir partager, d’autres beaucoup d’envie à se faire écouter, je pense à tout cela et je réalise la chance que j’ai eu en l’ayant autour de moi, cette chance qui a fait de lui mon unique centre d’intérêt, et de moi son seul objet de discours.
‘Je la vois dans toutes les filles’ disait-il, quant à moi, je voyait Jaafar dans toutes les lignes de mon journal, dans toutes les boites à confiture, dans toutes mes gribouilles, elles portaient toutes la lettre (J) comme si l’alphabet avait cessé d’en avoir d’autre d’un coups!

Après une année de rêve à la faculté des sciences, ou plutôt à sa cafète, chacun rejoint une école différente, chacun suit un chemin différent, on a continué à se voir, à se parler, à sortir des fois, a faire les même vieilles folies d’autres, hélas, toute belle chose fini par se fracasser, par se dissiper, ou par s’en aller, comme ça, sans se faire de nos propos, de nos envies, de nos battements.

Salut à toi cher Jaafar…
The Doors – When the music is over