2010

Je commence par le commencement. Union le 30 décembre 2009, une date pas tres lointaine du 1er janvier 2010. Ses impactes sont certainement étalés sur l’année qui suit.

Qu’approuve t on lors d’une union? Vers quelle direction nos sentiments nous orientent ? Par quelle motivation décidons-nous de faire les choses ? Et par quels moyens sommes-nous capables de les assumer ?

Je me suis marié en Allemagne, loin de ma famille et de ma culture. J’ai cru devoir faire des choses pour rendre d’autres plus faciles… Etait ce vrai ? Était ce le fruit de ma confusion intérieure ? Ou seulement le dépassement du moi : Je suis forte, je me plie pas face à la peur et aux complications ?

Des choses étaient agréables, d’autres plus différentes. Souvent elles se présentaient à mon esprit déchiré en tant qu’injustices, ou en tant que conditionnement du moi. Impossible était le recule et l’analyse et la réalisation, trop de choses pour un seul référent.

Vient le temps ou les émotions s’amplifie encore plus : « Au revoir famille de tous les jours, je vais devoir changer de refuge après toutes ses années, je vous reverrez quand cela serait possible, le possible que j’ignore, que vous ignorez !». « Au revoir bureau de tous les jours, j’ai aimé tes accords et tes querelles, tes réussites et tes échecs ». Viens le temps ou commencé d’un zéro vide est le seul moyen de connecter deux mondes.

J’ai connecté les deux mondes et j’ai sombré dans les détails. J’ai rejoins un ciel gris et un autre d’un bleu très clair. J’ai rejoins un moi en toute définition de l’abstrait. Un moi fragile, confus, heureux, et désarmé. Un moi perdu dans le labyrinthe des retrouvailles…

J’ai voyagé vers des mondes de beauté et d’interrogations. Tout pour la découverte et les nouvelles vertus du vent des terres nouvelles. J’ai voyagé au sein des mots et des comportements des cultures d’acier, j’ai voyagé dans les courbes de l’amour de la partie la plus chère du moi.

Quelles vérités infinies ai-je pu conclure, et quelles autres suis-je entrain de conclure. La vie est sans doute une expérience sans fin. D’autres je conclurais dans des années à venir… Si mon esprit se montrerait aussi persévérant pour ne pas en laisser d’autres échapper pour toujours.

Des rencontres, des idées, des amis, des bêtisiers, et plein d’amour… Combien d’amour un seul corps peut il absorbé ? Et combien peut-il en donner en réponse… Difficile d’exprimer tous ce qui nous passe sur le cœur quand les complexes humains nous accablent de faiblesse. Encore plus difficile pour l’esprit de reconnaitre les faiblesses et de les apprivoiser comme un ami éternel, inutile…

J’ai gravé des choses au font de mon cœur, telle est la façon de les garder toujours sur soi. Tellement de choses que je ne voudrais mettre à la poubelle des oublies, très difficile pour une âme bouleversable de se séparer de ses repères… J’apprends à apprivoiser mes peurs du déracinement et préfère me promener avec ma grande sacoche de merde dans les mains pour nourrir mes apaisements et mon appartenance. Un jour n’en jetterais quelques ordures, quand les ordures auraient moins d’importance.

Perdue entre les messages et les compréhensions, j’essaie d’ouvrir mon esprit à une réflexion plus compassionnée et moins altérée… Je sais que j’y parviendrai, l’énergie n’est pas des moindres, et les raisons sont plus qu’évidentes !

Une année inoubliable… des brouillards incontrôlés. J’ai connu l’amour et la fierté, j’ai connu le compromis et la fille en moi… combien de choses une seule âme est capable d’assimiler quand tout son monde tourne à une vitesse sans fin ? Combien d’autres devrait-elle juste accepter ? Y a-t-il d’autres que son monde devrait pardonner ? Ou seulement comprendre ? Ou bien est elle la seule à devoir héroïser ?

La vie n’est pas injuste, elle est peut être seulement incontrôlable et coure à une vitesse qu’elle seule trouve inchangeable !

Je me réjouis de mes heures et de mes nuits, je me réjouis des mes peurs et de mes faiblesses, je me réjouis de mes bonheurs et de mes sourires… Grâce à eux je grandis. Grâce à eux je vieillis… Grâce à eux je jette plus d’ordures dans la poubelle des oublies !

Grâce à eux j’écris…

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