Installation > Premières semaines à Juba

Un samedi matin à Juba. Il fait très chaud et très humide (à cause de la pluie de la nuit dernière), mais très agréable quand on a la chance d’être sous un ventilateur.

Je vais devoir revenir en arrière et raconter toutes les choses par lesquelles on est passé depuis l’aéroport. Tellement de petites histoires que je n’ai pu citer à cause de l’occupation. J’essaierai de revenir sur les plus intéressantes.

Il parait que le DED avait commencé la rénovation de la maison dont laquelle nous étions sensés nous installé la même journée de notre départ de Bonn. Bien sûr, après une semaine de séjour à Khartoum, les travaux seraient loin d’être terminés si la rénovation consistait au renouvèlement du sol, à la récréation des douches et des toilettes, à la mise en place de la cuisine, au le nettoyage du jardin qui était très ordurier après le départ de la communauté qui occupée le compound, la maison était tellement crasseuse qu’une odeur obscène s’en dégagée… Nous sommes donc arrivés à Juba le 1er Septembre 2010 sans que la rénovation de notre maison ne soit terminée.

N’ayons pas de choix apparent, le Service de Développement Allemand a dû payer 300 US Dollars pour notre première nuit dans une petite boite de 5*6 mètres dans l’un des hôtels à Juba. Les prix des hôtels sont extrêmement chers ici (Juba est considérée étant la 3ème ville la plus chère au monde en ce moment). Cela est quelque part normal pour les gens de la région, il s’agit de la capitale d’un futur pays riche en termes de ressources pétrolières. Les prix augmentent avec l’accroissement de la communauté internationale intéressée par tirer profit de la situation actuelle. Malgré cela, le pays ne peut sans doute pas se passer de cette présence. C’est l’un des moyens les plus efficaces de préparer un environnement saint pour le référendum. Un référendum tant attendu par tous. Rien qu’en écoutant la radio, les annonces en publique, les affiches publicitaires, même les plus banales des conversations aux marchés et aux magasins, rappellent la nécessité d’une prise de décision autonome par le peuple du sud concernant son propre gouvernement.

Après une nuit dans un hôtel pareil, et puisque les travaux de la maison devaient se poursuivre pour quelques semaines de plus, nous étions invités par le DED à passer les jours qui suivaient dans la maison de l’une des collèges de K. Sa maison était auparavant une maison d’accueil de l’organisation, et ayant beaucoup d’espace, toute nouvelle arrivée se voit hébergée à cet endroit pour quelques mois. Dans notre cas, nous y avons passé trois semaines seulement. Nous avons joué sur l’accélération du processus d’approvisionnement et de production pour la rénovation de la maison plus vite que d’autres. Ayant moins d’occupations que K à l’arrivée, je me suis occupée personnellement, après avoir demander une autorisation auprès du directeur général du pays, de la mise en disposition des moyens nécessaires à l’équipe de construction pour finir leurs taches plus vite que la normal (tenant compte du fait que la production dans des pays pareils n’est pas tellement vite, et ce est dû a une différence de culture et d’éducation). L’équipe a travaillé d’une manière continue et sans pauses de week-ends pour rendre la maison le plus vite possible.

Enfin bon, le séjour à la maison d’accueil était intéressant. B, la collègue de mon mari, nous a introduit au pays et la culture. Elle nous a fait de petites introductions aux pratiques du salut et de l’art de converser avec les gens, aux discussions des prix au marché et aux magasins, à la sécurité en se promenant des les coins de la ville (à pied ou en voiture)… Elle a aussi été très serviable en nous invitant à un dîner préparé par ses propres soins plus qu’une fois.

D’un autre angle de vue, le séjour était aussi un enfer.  A coté du petit lit que nous étions sensés utiliser tous deux, il y a eu un sérieux problème de moustiques dans cette maison. Nous avons même pu en tirer qu’il y avait plus de moustiques à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur. Une conclusion était que les moustiques se reproduisaient à l’intérieur de la maison à cause du manque de soin que les gens ont porté envers cette auberge… Nous avons même découvert que le petit lit qui nous était réservé contenait de petits insectes qui sortaient au milieu de la nuit pour se nourrir de notre sang.

Nous avons dû y vivre pour trois semaines sans fin… Nous nous estimons très heureux et très chanceux d’avoir pu déménager à notre propre maison avant de choper des maladies comme le Malaria.

Chez nous, les choses sont plus différentes, nous profitons au maximum de tous les moyens de protection contre les moustiques et les insectes qui peuvent attaquer quand le soir se pose sur la ville. Nous comptons un moustique par jour au lieu d’une soixantaine…

Fin du cauchemar. Nous nous sommes enfin installés après quatre mois d’instabilité et de changements subits. Quoique nous soyons toujours obligés de nous saper directement de nos valises.

Étapes suivante, finir l’ameublement de la maison 🙂

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