Vers Juba

Un voyage très différent de ses précédents.

Par quoi commencer, par l’aéroport international ou le contrôle des passeports et des permis de voyage, par le retard de 2h30 en attente mortelle de l’appareil ou par les sièges inconfortables du terminal, par le dit «Nouveau Avion » ou la dite « Nouvelle compagnie aérienne », par l’état des sièges ou celui des fenêtres de l’engin, par l’odeur du pétrole brulé envahissante ou par celle en provenance des sanitaires… Je laisse tout ceci derrière, j’ai aimé mon vol malgré tout… Je me suis mise à l’aise en regardant par la fenêtre et en devinant cet endroit dans lequel je passerai 2 années de ma vie à me découvrir sous le ciel Equatorial de Juba.

Le vol a duré une heure et demi seulement. Je n’étais pas eu le moindre sentiment d’ennui, mon excitation couvrait toutes mes émotions… On a tellement parlé de Juba, elle était là dans quelques minutes !

J’avoue que je suis tombée amoureuse du ciel de la région dés que j’ai regardé quelques photos des monts Nouba envoyées par un ami que j’ai rencontré à Hermannsburg lors de la conférence annuelle sur le développement du cas du Soudan (Ici le communiqué de l’année de ma participation – 2010) . Je n’ai pu imaginer que ce ciel apparaîtra de ma fenêtre aussi bleu et aussi vague, aussi proche et aussi clair, aussi accueillant et aussi beau…

Comment décrire mon sentiment en apercevant les premiers bouts de terre de Juba. Je peux dire que j’étais fascinée par le tapi vert couvrant la terre, par les toits rouges qui cassent la pureté de cette nature en en faisant un endroit de vie et d’appartenance, par ces arbres sous formes de points d’un vert persévérant offrant une nouvelle joie a ce tableau de couleurs mélangées. Verts, Rouge, Bleu et blanc… Je ne peux rien que vous dire que ce tableau figure parmi les plus beaux que mes yeux ont eu la chance de voir…

J’ai voulu après avoir eu toute cette beauté dans l’esprit, toucher le sol et respirer l’air de ce bout de terre, j’ai oublié toutes les craintes que je me suis faite sur l’atterrissage de l’avion, sur le moteur qui donnait impression de s’arrêter toute les 30 minutes… J’ai juste voulu toucher la terre et quitter cet objet de ferre qui me sépare de la vie.

Nous voilà sur le sol de Juba. Quel sentiment d’appartenance m’envahis, et quel envie de courir dans tout les sens me prôna… En dirait que nos choix convergent toujours vers de nouveaux Challenges, cette fois-ci, il a convergé vers la beauté… Merci Dieu, nous sommes là, au cœur de la nouvelle capitale du nouveau Soudan, au cœur de la naissance d’un peuple énergétique et d’une puissance attendu sous la beauté infinie du ciel de l’Équateur central, le ciel de Juba.

Rédigé à Juba, le 6 Septembre 2010

3 réflexions sur “Vers Juba

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