On the road to nowhere (1) …

Le monde semble être parfait de là ou je suis…

J’ai conduis des miles et des miles pour le plaisir de me retrouver seule sur une route sans fin, rien que moi, un volant, et des bouts de pensée partagées entre un esprit et de la musique.

Ce matin, réveil, douche, petit déjeuner en compagnie de maman, puis, sans oublier le book de John, j’ai quitté la maison vers 10h 15.

J’avais l’idée de partir à Ouarzazate, mais pas cette fois, pas vraiment le temps nécessaire pour un déplacement pareil, alors, je me disais, nord ? sud ? faire un tour et renter chez moi ?!!

Je suis passé en ville à la recherche d’un ami qui s’apprêtait à partir en France pour y passer la fin de l’année, on a bu un thé ensemble, parlé un peu, puis, je l’ai accompagné à l’aéroport. En rentrant, j’ai pensé à une ancienne grande carte que j’avais du Maroc. Mon dernier souvenir disait que c’est à J que je l’avais prêté, alors, j’ai fait demi tour, et parti chez ses parents.

Sa mère, (que je n’ai pas vu depuis des mois) était très heureuse de me voir à sa porte, et me proposa de chercher dans sa chambre. J’étais très surprise de voir que les meubles n’ont pas changé de place, aucun livre, aucun CD n’a était déplacé…  pour être franche, j’ai eu des moments de faiblesse rien qu’en ouvrant la porte.

Je ne voulais plus fuir cette fois, j’ai choisi sont meilleur album  Ring – The connells et mis sa chanson préférée Any day now, (je paris qu’il a été la seule personne à collectionner d’aussi bons albums en vinyls, et la dernière à utiliser un lecteur aussi vieux). Cette chanson, que j’ai tant évité après son accident, me sembla faire partie tres intégrante de ma propre personne, tellement d’images me sont revenues d’un coup, tellement de sentiments m’ont traversé d’un coup, tellement de larmes m’ont échappés d’un coup… je n’ai pu finir cette chanson, j’ai pris le vinyl, la carte pour laquelle j’étais dans ce bout tres pesant de la terre à ma poitrine, et rejoins la voiture.  Respire…

Il était déjà 11h45 quand j’ai pris la route vers nulle part, j’ai pensé qu’il faisait déjà assez froid pour penser au nord, et après une retrouvaille aussi bouleversante avec cette chambre qui autrefois me semblais être tout à fait normale, j’ai sentit une grande soif de road, une grande soif d’oublier d’où est ce que je viens, ne serai ce que pour les prochains jours de mon congé. Ne plus penser à mon travail, à mes cours, à ma famille, à toutes ces personnes qui meublent ma vie sans vraiment en faire partie.

(…)

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