Un beau reveil à Marrakech, il fait un peut froid mais assez beau…

Les rues sont désertes, c’est l’Aid aujourd’hui, j’en profite pour écrire ces quelques mots avant de prendre la route.

Tizi-n-tichka… pourquoi pas !?!

Marrakech
J’aime manger à Marrakech, un endroit ou tu trouveras ce dont tu as vraiment envie. Par contre, j’ai jamais aimé passer deux jours de suite ici, et cette nuit, je suis contrainte de me reposer entre les mures de cette chambre.
En arrivant, j’ai mangé dans le resto de l’hôtel, leur bouffe est pas mal pour un hôtel :D , je hais les hôtels à vrai dire :) … mais une autre théorie dit que j’avais faim, et manger du caca aurait fait bon!

J’ai enfin ouvert In patagonia, le livre de John… gentil John !

Ouad Zem :

Un air glacial couvrait ce bout du monde, l’un des airs qu’on aurait évité toutes nos vies rien que pour se sentir vivant… Les gens de cette ville sont pourtant très à l’aise dans cet atmosphère qui tente vers la morosité bien plus que le train train. Qui sait, ils sont peut être heureux !

J’ai imaginé du bonheur, de la transparence, du sacrifice, puis des souffrances dans chacun des petits coin de cette ville, des histoires confondues entre l’amour et la peur, la fidélité et le plaisir, entre l’honneur et la faiblesse…

Je ne voulais pas m’oublier à ces imaginations parfois plus que profondes que constructives, ni à se vent cruel qui jouait de mes pensées bien plus que de mon écharpe, je voulais juste prendre ce qui me fallait, et regagner la voiture… elle était mon bout de terre réconfortant…  familial…

Ouad Zem m’a effectivement offert à boire, des batteries pour mon appareil photos, mais aussi de grands espoirs de rencontrer le soleil… il était là, il m’attendait,  je ne chassais que lui !

332570Je n’ai pas trop hésité pour choisir ma prochaine piste vers l’irréel, c’était très clair que Lou Reed avait des choses à m’apprendre sur cette route, d’autres à me faire oublier…

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89, New York…  Disque majeur de la décennie 80 ayant apparu en graffiti (Une pochette sombre où Lou se voit démultiplié).  Connaissant le talent d’écriture de Lou (diplômé de lettres anglaises), je n’ai su manqué les paroles de l’album. Un livre à écouter en somme. Les mélodies sont efficaces et directes, les paroles sont plus souvent chantonnées que chantées… un bon citoyen très doué. Un grand disque à lire…

leealvin_letitrockUne relève bien assurée dans Let It Rock, Alvin Lee en 78, une piste très calme par rapport à ses précédentes pour Alvin, une composition différente, des brouillards différents…  « The world Is Spinning Faster »… Est-ce vrai ça ?!

 

(…)

J’avais quand même l’esprit éparpillé, entre ce que je suis et ce que je deviens. Cette route était tout ce que je voulais faire, tout ce que je ne voulais cesser de faire. Toutes ses idées qui traversaient ma tête me semblaient être éternelles, seul ce goudron était  capable de les effacer une à une, il était seul capable de les apaiser…

J’ai glissé un nouveau bouqué d’histoires, et c’est en compagnie de Tracy Champan que je laisse roder mes pensées fatidiques. New Beginning… C’est accommodant que Tracy ait souhaité un nouveau départ en 95… Hell I’m not dragging alone on this !!

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Smoke And Ashes, l’écho de cette chanson rempli toujours mes tympans, «I’ve got a red hot heart …» elle a raison, il est bien rouge, mais je ne sais pas si le mien est aussi hot que celui de la chanson…

A 40 km de là, Ouad Zem. Je n’aime pas trop la ville, mais tant qu’elle m’offrira à boire… J’y serais vers 13h45, cela veut dire que je ferai mon escale nocturne à Marrakech certainement.

 

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La carte : 27 km encore pour atteindre Ezzhiliga

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Mark Knopfler – Shangri La (2004) :

Cet album propose quelques perles limpides, il offre des horizons plus exotiques, au travers de chansons simples et efficaces… 

Une heure de ce vent délicat en provenance de la plus orageuse des légendes Britanniques, est capable de vous transporter sur d’autres terres loin de là ou vous appartenez. La guitare est la moins mise en avant (pas de solos aérien).  La voix de Mark est très maîtrisée, il se permet quelques intonations (dans les graves, surtout) qu’on ne lui connait pas. Et c’est véritablement sur cette voix qu’est construit ce disque intemporel, reposant et définitivement beau… Grace à cette harmonie (entre 515 Am, Back To Tupelo, Our Shangri-La, Postcards From Paraguay…) j’ai libéré 60% de mes fatigues et horreurs.

Quand la dernière note de l’album fut jouée, je m’étais rendu compte à quel point j’étais absorbée…  je n’avais même pas  remarqué que Ezzhiliga était déjà derrière moi, et que malgré ce nom assez spécial,  elle n’a pu réussir à attirer mes sens…

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