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Marrakech
J’aime manger à Marrakech, un endroit ou tu trouveras ce dont tu as vraiment envie. Par contre, j’ai jamais aimé passer deux jours de suite ici, et cette nuit, je suis contrainte de me reposer entre les mures de cette chambre.
En arrivant, j’ai mangé dans le resto de l’hôtel, leur bouffe est pas mal pour un hôtel :D , je hais les hôtels à vrai dire :) … mais une autre théorie dit que j’avais faim, et manger du caca aurait fait bon!

J’ai enfin ouvert In patagonia, le livre de John… gentil John !

confessions1” J’étouffais, je soupirais, je pleurais, j’étais sens dessus dessous. Plus de repos, plus de raison. Je portais, fendue et sanglante, mon âme impatiente à se laisser porter, et je ne savais où la mettre. Ni les riants bosquets, ni les jeux et les chansons, ni les sites doux-fleurants, ni les repas soignés, ni la volupté de la chambre et du lit, ni la lecture et la poésie ne lui donnaient de repos. Tout me faisait horreur, même la lumière; tout ce qui n’était pas lui m’était mal venu et odieux, sauf gémir et pleurer.”

 

Saint Augustin, Confessions, Livre IV, 7.

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L'homme sans qualités - Tome I“Le lever, le coucher de soleil et de la lune, les phases de la lune, de phénomènes importants, étaient conformes aux prédictions qu’en avaient faites les annuaires astronomiques. La tension de vapeur dans l’air avait atteint son maximum, et l’humidité relative était faible. Autrement dit, si l’on ne craint pas de recourir à une formule démodée, mais parfaitement judicieuse : c’était une belle journée d’août 1913.” (MUSIL, Robert, L’Homme sans qualités, Tome 1, Éditions du Seuil, Paris, 1995, p. 11.).

Ces quelques lignes qui nous introduisent à l’un des chefs-d’œuvre du siècle dernier, L’Homme sans qualités, manifeste un malaise que nous appelons le « sentiment de crise ». Il naît en Europe à la fin du XIXe siècle avec une remise en question de la religion, des systèmes sociaux et politiques et de la tradition historique, la modernité.

Observateur attentif, Robert Musil (1880-1942), à travers Ulrich, personnage principal de L’Homme sans qualités, dépeint non seulement un être humain dépourvu de repère, confus à la veille de la Première Guerre mondiale mais également une société en mutation, en pleine crise identitaire. Il présente la transition de l’homme de la modernité à la postmodernité et annonce ses maux d’aujourd’hui.