Journal


Soir lumineux,

Parfum de gitane,

Maison silencieuse,

Musique dorée,

Eau claire…

 

Routes désertes,

Sourires abimés,

Enfance perdue,

Cheveux noires,

Souvenirs d’amitié…

 

Noir de nuit,

Froid de brume,

Pensées fatidiques,

Peur de vivre,

Eprit blasé…

 

Petit matin,

Routes fleuries,

Soleil réchauffant,

Confiance humaine,

Couleurs…

 

Vent de sable,

Chaleur de souffle,

Yeux fermés,

Cœur ouvert,

Respire…

 

Beauté sur dunes,

Tapis printemps,

Ciel rajeunit,

Ecart pensées,

sentiments soudés…

 

amis à vie,

heureux ce soir,

demain rapproche,

demain éloigne,

peur de vivre…

 

essaies encore,

parfaites illusions,

vent frai,

lave pensées,

calmant des peines…

 

heureuses sensations,

retrouvailles encore,

un soi agité,

Arme mortelle,

un vide atroce…

 

Attente éternelle,

Voyage encore,

un ciel ouvert,

Carte usée,

des routes croisées…

 

des perles brillantes,

des ondes chaleureuses,

des rires tardifs,

Pinceaux de bois,

Couleurs en soie…

 

Amours éphémères…

Une vie sans fin…

 

J’ai souvent oublié de respirer…

D’abords, il y a ces moments de faiblesse ou l’être est totalement abandonné aux bruits des corps qui l’entourent, une atmosphère ou l’air frai semble disparaitre, notre petite logique, l’abri de nos sens avec…

Quand les choses semblent être impossibles, nos reflexions vont tellement vite que respirer devient un détail, on s’oublie, on se retient de vivre, on fane…

Puis, quand on est tellement droit dans ce qu’on fait, tellement occupé (Nous, misérables humains cherchons toujours l’occupation, pour échapper au lamentable train train quotidien…), tellement seul dans une bulle faite du succès et du devoir.

Je trouve beaucoup de mal à décrire mes pensées au moyen des mots, je ne sais pour quelle raison je me sens pourtant obligée de le faire. Peut être par respect pour ce dernier lien sacré qui me sauve encore en m’offrant les fourbes pensées de mes semblables en un tuyau de signes et de sens, que mon esprit mal à l’aise essayera de mettre en ligne pour déduire des images et des êtres.

Pour conclure, me voilà encore qui oublie de respirer, mes sens semblent être en disfonctionnement, je n’écoute que 5% de ce qu’on me dit, je ne comprends que 2% de ce que j’écoute, je ne réalise que 1% de ce  que je comprends… mon référent s’affaiblie, mon sourire se crispe, mais rêves s’éloigne un peu plus encore, et puis, je vieillis… en regardant le monde bouger, des fois même naitre sous l’éclats des plus grandes choses qui n’aient jamais exister, les étoiles.

A vrai dire, je n’ai rien de spécial à raconter ce soir, rien d’encombrant, rien d’excitant… Je me promène sur ce blog, comme ça fait déjà des nuits que je ne l’ai pas fait, et l’envie d’écrire des choses sans importance me prend… 
Je n’oserai pas dire que je baigne dans une stabilité parfaite, ni que le brouillard s’empare de mes pensées amères, en fait, je n’oserai rien dire du tout, tant que le vent frais du matin peut toujours glisser sur mon visage chaque jour assoiffé d’avantage, tant que mes pieds ne demandent toujours pas à prendre la bonne direction de la mauvaise, tant que mon lit continu à m’héberger sans se plaindre du poids de mes questions égoïstes, tant qu’au fond de moi, cette “force tranquille” comme l’aurai dit mon père (en parlant de mon excès de caractères enfouille là ou j’ai du mal à le puiser des fois) continue à me blaser l’esprit du tort de l’humain vers son semblable. 
Les jours avancent, et c’est par chance qu’ils nous trainent dans leurs queues, et c’est encore par pure chance qu’ils nous trainent tous sans se fier à autre chose qu’à notre appartenance à un même globe oublié dans le quelque part d’un univers fait de froid et orné de poussière… Que nous l’admettons ou pas, organiquement, nous somme tous pareil. 
Les choses auraient pu être pire pour tous, ou peut être mieux qui sais, en tout cas, elles sont, et nous sommes avec, réussirons-nous à nous admettre ? Et si jamais on y parvient, aurait on pu y parvenir pour de vrai, ou nos petit référents malheureux nous dessinerons encore une nouvelle estimation des vérités à entreprendre et défendre jusqu’à de nouvelles réalisations encore plus étourdi et moins viril ? 
Je deviens philosophique après minuit, je ne devrais pas…

Je grandis…
Je grandis et comprends des choses, je grandis et sens des choses… et puis je vois d’autres… tellement on apprend dans un monde aussi petit, tellement on se perd dans ses petits coins froids et ses petites figures soumises, on crois pouvoir se protéger en choisissant d’être invisible, d’effacer les traits de notre existence, de vouloir être seul… le comble, c’est qu’on réussi facilement à le devenir.

Me sera-t-il plus facile de fermer les yeux?

Je respire mal.
L’air du temps se fait lent, les jours très pénibles, les heures trop hostiles, et je ne manque pas de grandir dans cet atmosphère morose… aurai-je un autre choix?

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